Je sais tout sur tout

On les appelle monsieur ou madame Je-sais-tout. Ils affirment sans cesse avoir raison et s’empressent de donner leur avis à la moindre occasion. « Lors des dîners entre amis, je ne peux pas m’empêcher de parler plus fort que les autres et de me lancer dans des débats animés pour épater la galerie », reconnaît Valérie, 43 ans.Pourtant, les théories qu’ils énoncent sur un ton péremptoire s’avèrent parfois bien peu documentées et guère convaincantes. Cette attitude trahit le besoin de susciter à tout prix l’admiration d’autrui. « Elle révèle souvent un manque de confiance en soi, une profonde anxiété qui se manifeste de manière défensive », analyse Stéphanie Hahusseau, psychiatre à Toulouse et thérapeute cognitivo-comportementaliste.

Un besoin de se rassurer

Cette quête éperdue de reconnaissance masque une faille narcissique. Derrière monsieur et madame Je-sais-tout se cachent parfois des « phobiques sociaux », de grands timides extravertis qui compensent leur peur par une « logorrhée anxiolytique ». Se faire mousser et clouer le bec aux autres leur permet de masquer leurs faiblesses.

« Ce comportement sert de cache-misère aux gens profondément complexés, par exemple par leur niveau d’études ou leur origine sociale », observe Catherine Jaconelli, psychiatre et psychanalyste. La personne qui a réponse à tout éprouve le besoin perpétuel de se rassurer sur sa propre valeur. Elle donne une importance cruciale à l’effet que produisent ses propos sur autrui, persuadée qu’afficher la moindre lacune lui serait fatal, que toute erreur la discréditerait.

Nicolas, 27 ans, confirme : « Me tromper constitue pour moi la pire des humiliations. J’essaie toujours d’avoir le dernier mot pour gagner la partie et ne pas perdre la face. »

Des enfants peu écoutés

Cette tendance à dramatiser verbalement les choses s’enracine généralement dans l’enfance. « Petits, ces sujets ont été confrontés à des responsabilités trop lourdes pour leur âge, ils ont vieilli trop vite », explique Catherine Jaconelli. A l’image de Françoise, la cinquantaine, qui admet ne pas s’être vraiment amusée enfant. Les gens « qui savent tout sur tout » prennent les choses trop au sérieux, souvent parce que leur enfance n’a pas été assez ludique et qu’ils ne se sont pas sentis pris au sérieux.

« Ils ont souvent manqué d’attention, ajoute Stéphanie Hahusseau. Peu écoutés et mal compris par leurs parents, ils ont été obligés de hausser le ton et d’en rajouter pour se faire entendre. » Une fois devenus adultes, ils continuent à croire que s’installer dans la surenchère reste le seul moyen de s’imposer et de lutter contre le sentiment d’infériorité qui les assaille.

Apprenez à vous taire
Empêchez-vous de prendre systématiquement part aux discussions. Efforcez-vous de garder le silence le plus longtemps possible et évitez de monopoliser la parole lorsque vous intervenez. Le but ? Sortir de cette situation de communication agressive qui vous emprisonne.

Ecoutez
Plutôt que de vous focaliser sur votre propre discours, concentrez-vous sur ce que dit autrui. Pratiquez l’écoute active. Entraînez-vous à ne pas couper la parole à votre interlocuteur et à lui prouver votre attention, en ponctuant la fin de ses phrases par des marques d’intérêt, interjections et hochements de tête. Faire exister l’autre en l’écoutant constitue le meilleur moyen de susciter sa sympathie et son admiration.

Echangez
Appropriez-vous les codes du dialogue. Apprenez à poser des questions ouvertes, débutant par « où », « quand », « comment », « avec qui ». Vous montrerez ainsi votre intérêt pour votre entourage. Tentez d’envisager la conversation comme une partie de ping-pong dans laquelle chacun a son mot à dire, sa balle à jouer. Prenez les choses avec plus d’humour. Rappelez-vous qu’il n’y a aucune honte à ne pas tout savoir. Bien au contraire.

Conseils à l’entourage

Ses réponses à tout vous agacent ? Vous ne supportez plus de vous faire couper la parole en permanence et de n’être jamais écouté(e) ? Evitez de rejeter l’individu qui sait tout sur tout et d’envenimer les choses par la moquerie.

Efforcez-vous de maintenir le dialogue. En l’interrogeant sur ses failles, vous comprendrez mieux les raisons de son comportement et pourrez faire preuve de plus de patience et d’indulgence à son égard. Une fois sa confiance gagnée, évoquez, sans l’attaquer, les situations lors desquelles vous vous êtes senti(e) blessé(e) par son attitude. Faites-lui ainsi remarquer qu’il monopolise la parole et que vous aussi avez des choses à dire.

Témoignage

Isabelle, 42 ans, assistante de production : « J’ai appris à écouter les autres »
« J’ai longtemps éprouvé le besoin vital de donnermon avis sur tout : le dernier film, la politique, le travail de mon compagnon, l’éducation de ses enfants… Je voulais avoir réponse à tout, être écoutée et respectée. C’était pour moi une façon d’exister, de me sentir utile. Mais un jour, tout s’est déréglédans ma vie : mon compagnon n’a plus supporté mes conversations à sens unique et mon patron m’a brutalement remise à ma place.

D’abord très blessée, j’ai finalement décidé d’aller consulter un thérapeute. Il m’a aidée à comprendre que je ne m’aimais pas assez et que je cherchais en permanence à susciter l’admiration d’autrui. Depuis, j’ai appris à écouter les autres et à ne plus vivre seulement dans leur regard. »

Source: http://www.psychologies.com/Moi/Se-connaitre/Personnalite/Articles-et-Dossiers/Je-sais-tout-sur-tout

L’extraordinaire cerveau émotionnel des personnes hypersensibles

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Le merveilleux cerveau émotionnel des personnes hypersensibles

Il est parfois difficile de s’adapter à ce monde trop bruyant, à ce monde empli d’égoïsmes et d’autres doubles intentions.

Les sens des personnes hypersensibles sont une faiblesse, mais aussi une chance. Elles peuvent percevoir ce que les autres ne perçoivent pas, et le faire si intensément que le monde leur présente alors un éventail de réalités qui échappent aux autres.

A quoi l’hypersensibilité est-elle due ? 

Est-ce génétique ?

Pourquoi les personnes hypersensibles souffrent-elles plus que les autres ?

Pourquoi pour elles, l’amour est-il si intense, mais aussi si douloureux ?

Pourquoi apprécient-elles tant la solitude, pourquoi ressentent-elles une si profonde incompréhension depuis leur plus jeune âge ?

En 2014, des chercheurs de l’Université de Stony Brook (New-York) ont mené à bien un étude intéressante, au cours de laquelle ils ont essayé d’expliquer les particularités que présente le cerveau d’une personne hypersensible, ainsi que les différences qui existent entre les personnes hypersensibles et celles qui ne le sont pas, ou du moins, celles qui n’ont pas cette ouverture émotionnelle si caractéristique de l’hypersensibilité.

Les résultats de cette étude, composée de six enquêtes, sont très intéressants, et ont été publiés dans la revue Brain and Behavior. Lisez la suite de cet article pour les découvrir ! Nous sommes certains que vous allez être surpris.

Le cerveau émotionnel des personnes hypersensibles

On estime que presque 20% des personnes présentent les caractéristiques basiques de l’hypersensibilité. Souvent, ces personnes-là passent la majeure de partie de leur vie sans savoir qu’elles appartiennent à ce petit groupe de privilégiés.

D’une certaine façon, elles ont toujours vécu en portant des «lunettes invisibles» qui leur faisaient voir le monde différemment, avec un coeur plus ouvert, mais aussi plus vulnérable.

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L’étude menée à bien par les chercheurs de l’Université de Stony Brook a révélé que les personnes hypersensibles disposent d’un cerveau émotionnel doté d’une grandeempathie. Ils sont pleinement orientés vers la «sociabilité» et l’union avec leurs semblables.

En d’autres termes, ces chercheurs ont prouvé que les processus cérébraux des personnes hypersensibles se traduisent par une surexcitation dans les zones neuronales relatives aux émotions et à l’interaction.

Elles sont capables de déchiffrer et de deviner les sentiments des personnes qu’elles ont en face d’elles. Mais, dans le même temps, elles ont à gérer un problème très simple…

Les autres ne font pas preuve de la même empathie. Il y a donc un déséquilibre évident entre la sensibilité des personnes hypersensibles, et celles des personnes qui ne le sont pas. «Elles se considèrent comme étant différentes».

Pour arriver à toutes ces conclusions, les chercheurs ont réalisé une batterie de tests basés sur les résonances magnétiques, ou encore sur l’étude des processus cérébraux que présentent des personnes diagnostiquées comme hypersensibles, en comparaison avec ceux des personnes qui ne le sont pas.

On a donc exposé ces personnes à différents stimuli, afin d’observer l’activité biochimique qui s’opère dans les différentes structures cérébrales.

Les résultats ont été très concluants, et plus particulièrement à deux niveaux :

Les neurones miroirs

Vous avez forcément déjà entendu parlé des neurones miroirs. Ils remplissent une fonction sociale, étant surtout présents chez les humains et chez les primates.

Situés dans le cortex frontal inférieur du cerveau et très proches de la zone du langage, les neurones miroirs sont plus particulièrement liés à l’empathie et à notre capacité à capter, traiter, et interpréter les émotions des autres.

Chez les personnes hypersensibles, leur activité est continue et très marquante depuis l’enfance.

L’insula

L’insula est une petite structure cérébrale logée très profondément dans notre cerveau. Située dans le cortex insulaire, elle est liée au système limbique, une structure basique dans nos émotions qui nous apporte cette vision plus subjective et plus intime de la réalité.

De fait, les chercheurs de Stony Brook surnomment l’insula «le siège de la conscience», puisqu’elle réunit la majeure partie de nos pensées, intuitions, sentiments et autres perceptions de tout ce que l’on peut vivre.

Vous ne serez donc pas surpris d’apprendre que cette structure «magique» est plus active chez les personnes hypersensibles que chez les personnes qui ne le sont pas.

Cette étude montre également qu’en plus d’être réceptives aux stimuli visuels liés aux visages humains et aux émotions, les gens hypersensibles présentent aussi un seuil plus bas en réaction à de nombreux stimuli physiques, tels que les lumières intenses ou les sons forts.

Cela active chez elles les structures cérébrales relatives à la douleur…ce qui est très curieux.

Les personnes hypersensibles ont une façon de ressentir et de comprendre le monde qui passe par un système neurosensoriel plus pointu, plus fin. Ce n’est pas ce qu’elles ont, mais c’est ce qu’elles sont.

Au cours de leur vie, elles doivent apprendre à composer avec leurs fortes émotions ainsi qu’avec ce don merveilleux, car la souffrance, ce n’est pas un passage obligé, mais une option qu’il ne vaut pas la peine de retenir.

Source de l’article nospensees.com

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Des scientifiques découvrent comment supprimer vos émotions négatives liées à certains souvenirs

Lorsque l’on se remémore des souvenirs, ceux-ci sont très souvent associés à des émotions. C’est le cas par exemple de votre premier jour à l’école ou de votre mariage. Mais dans le cas où les sentiments seraient moins positifs, des chercheurs ont trouvé le moyen de les retirer de votre mémoire.

Depuis quelque temps déjà, les scientifiques savent que les associations émotionnelles, ou valences, sont malléables.

Les thérapeutes utilisent souvent cette propriété de la mémoire pour traiter des patients atteints de stress post-traumatique, entre autres. Pourtant, les mécanismes nerveux qui déclenchent ces combinaisons souvenir/émotion sont longtemps restés mystérieux.

Aujourd’hui, une étude de l’Institut technologique du Massachusetts révèle quels sont les circuits neurologiques les plus actifs dans cette association entre mémoire et émotions.

Par ailleurs, les neurologues ont démontré qu’ils pouvaient annuler la valence d’un souvenir en activant certaines cellules du cerveau.

Deux régions du cerveau sont connues pour êtres déterminantes dans la formation de nouveaux souvenirs : l’hippocampe et l’amygdale.

L’hippocampe s’occupe de l’apparition des souvenirs, de leur organisation et leur classement. L’amygdale est impliquée dans le traitement émotionnel de ceux-ci.

Pourtant, jusqu’à maintenant, les chercheurs ne savaient pas à quel endroit du circuit neuronal les valences se liaient aux souvenirs. Ils ont donc utilisé une technique appelée optogénétique pour manipuler l’activité des neurones. A l’aide d’une protéine photosensible, ils ont repéré les cellules utiles, aussi bien dans l’hippocampe que l’amygdale. Ces neurones sont en fait celles qui sont activées lorsque l’ont vit une expérience gratifiante ou que l’on ressent la peur.

L’équipe a ensuite placé des souris dans une zone composée de deux pièces et ont observé quel endroit elle préféraient. Puis ils ont allumé une lumière bleue pour stimuler les neurones des souris afin de leur faire ressentir de la peur à chaque fois qu’elles entraient dans leur zone favorite. Elles ont donc rapidement évité cet endroit pour se rendre dans l’autre, ce qui suggère que le souvenir de la peur était bien présent en elles.

La même expérience a été menée en faisant éprouver le sentiment de gratitude aux rongeurs, en activant cette sensation lorsqu’ils allaient dans la pièce qu’ils aimaient le moins en théorie. Logiquement, les souris ont commencé à s’y rendre plus fréquemment, ce qui démontre qu’elles se souvenaient de cette sensation agréable.

Plus tard, les scientifiques ont tenté de supprimer la valence d’un souvenir en mettant les souris dans la situation inverse. Lorsqu’ils ont placé ces animaux dans la boîte à deux pièces, ceux qui à la base étaient conditionnés par la peur et évitaient la pièce en question recommencèrent à préférer cet endroit, suggérant que la valence a été inversée. Cela a également fonctionné pour les souris qui avaient été récompensées, et par conséquent soumises à de la peur ensuite.

Toute cette étude met en avant le fait que les valences sont encodées dans un circuit qui connecte le gyrus denté (une partie de l’hippocampe) avec l’amygdale. Les chercheurs sont actuellement en train de travailler sur une solution qui pourrait soigner efficacement la dépression.

Nous sommes ravis d’apprendre qu’une technique permettant de supprimer les émotions négatives voie le jour. Nous félicitions les chercheurs qui ont découvert cette méthode.

Espérons que dans un avenir proche, cela aboutisse à des traitements efficaces contre les phobies, la dépression ou le stress post-traumatique. Toutefois, certains à la rédaction seraient très inquiets de se faire influencer l’esprit de la sorte. Est-ce que vous laisseriez des médecins manipuler votre cerveau pour enlever vos plus terribles souvenirs ?

Source: http://www.elishean-aufeminin.com/des-scientifiques-decouvrent-comment-supprimer-vos-emotions-negatives-liees-a-certains-souvenirs/

 

Faut-il régler ses comptes avec ses parents?

 

Des émotions d’enfant qui resurgissent

Si ce sentiment resurgit lors des réunions de famille, c’est que, le reste du temps, nous faisons taire l’enfant en souffrance que nous avons été. Nous avons grandi, nous sommes nous-mêmes devenus parents, nous avons construit notre vie… Et puis nous nous retrouvons projetés, sans préavis, dans cette enfance dont nous portons les cicatrices, intimes et profondes.

Ces empreintes inscrivent en nous le ressentiment, la colère, la rancœur et parfois la haine. Et nous ne parlons pas ici des sévices, de la maltraitance ou de la violence, mais d’une claque tombée au mauvais moment, de la répétition de paroles vexantes, de la position de chouchou dans la fratrie… « Il y a des blessures qui creusent des trous qui ne se referment jamais, explique la psychologue Maryse Vaillant.

Ce qui n’était pour l’un qu’un détail véniel s’est fixé dans la chair de l’autre comme une épine empoisonnée. Même en dehors des situations de maltraitance, alors que nous sommes devenus adultes, devenus vieux, des émotions venues de l’enfance peuvent nous maintenir dans une sorte de ressentiment avide ou amer à l’intention de nos parents. Ils n’ont pas été à la hauteur, ils nous ont blessés, détruits, manqués…
Et toute notre vie a été marquée par leurs manquements. C’est le roc indépassable sur lequel achoppe le ressentiment. » « Si l’on a le sentiment qu’il nous faut régler des comptes, c’est qu’il y a, justement, des comptes en cours, c’est-à-dire que nous sommes en dette, constate le psychiatre et thérapeute familial Serge Hefez. Or ce sentiment de dette est de plus en plus exacerbé dans la famille contemporaine.

Auparavant, la famille servait à transmettre des valeurs et des règles pour bien vivre en société. L’amour était donné de surcroît. Aujourd’hui, la famille est devenue le lieu d’amour par excellence. Sa signification même est de s’aimer et d’être aimé. Du coup, le sentiment de dette n’est plus mesurable puisqu’il s’appuie sur le ressenti de l’enfant que l’on a été. »

Une souffrance dangereuse à exprimer

En elle-même, insistent les psys, cette souffrance est légitime. Mais l’exprimer peut être dangereux. Car celui qui va mettre sur la table familiale des souvenirs difficiles court le risque d’entendre sa parole dévalorisée : « Tu exagères », « Tu dis n’importe quoi », « Tu inventes ». Pire : « Demande à ta sœur, tu verras… » « Ce qui arrive à un enfant fait toujours sens dans sa réalité d’enfant, explique le neuropsychiatre et thérapeute familial Mony Elkaïm. Même si ce n’est pas celle des adultes ou des frères et sœurs.

Un enfant de 3 ans qui perd sa mère dans les allées d’un supermarché pendant quelques minutes avant de la retrouver au détour d’un rayon peut vivre ces minutes-là comme les plus longues de sa vie. Et avoir, une fois adulte, le sentiment que sa mère ne s’occupait “jamais” de lui. Mais la mère, elle, peut très bien ne s’être même pas rendu compte que l’enfant la cherchait. »

Sans compter les dénis de certains parents, parce que c’est insupportable d’entendre qu’ils ont mal aimé leur enfant alors qu’ils ont fait de leur mieux. Accepter que papa et maman ne soient pas parfaits, c’est prendre sa place dans une lignée, dans une généalogie pleine de failles, où des générations de parents ont fait ce qu’ils pouvaient, comme ils pouvaient, avec leurs propres souffrances et leurs propres ressentiments.

Grandir, « c’est faire avec ce qu’ils sont », nous dit Maryse Vaillant. L’acceptation des failles parentales est une des voies ordinaires de la maturité, celle qui permet de sortir du cocon de la dépendance première. « Vouloir régler ses comptes, poursuit Serge Hefez, c’est se comporter en petit enfant. Comme le nourrisson qui prête à ses parents la puissance et le pouvoir de le rendre heureux. »

D’autant que des règlements de comptes mal vécus renforcent chez l’enfant le sentiment de ne pas être écouté, voire de ne pas être aimé, puisqu’il a exposé sa souffrance et qu’elle n’a pas été entendue.

Source: http://www.psychologies.com/Famille/Relations-familiales/Parents/Articles-et-Dossiers/Faut-il-regler-ses-comptes-avec-ses-parents

5 comportements qui indiquent que vous êtes sous l’emprise de l’intoxication émotionnelle

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L’intoxication émotionnelle émane des conflits personnels et émotionnels qui affectent directement notre bien-être psychologique et physique, nous rendant vulnérables et occasionnant des symptômes tels que: irritabilité, dépression, instabilité émotionnelle, fatigue, etc.

Nous sommes des êtres émotionnels, donc les causes sont diverses. Mais, dans tous les cas, on subit l’intoxication émotionnelle dès lors qu’on ne prend pas de temps pour nous, afin de cultiver notre for intérieur.

Quels comportements me montrent que je suis intoxiqué ?

Vous pouvez être sous l’emprise de l’intoxication émotionnelle sans même le savoir. C’est pourquoi, vous devez prêter une attention toute particulière à ces comportementsqui vous déplaisent, mais que vous adoptez malgré tout.

 Au fil du temps, nous avons des attitudes qui viennent troubler notre perception, ce qui nous affecte considérablement.

Lorsqu’une personne est intoxiquée, elle adopte 5 comportements bien précis:

1. Etre constamment sur la défensive

2. Etre excessivement critique

3. Se sentir éteint, ou face à un mur

4. Condamner constamment les autres en les insultant ou en les sous-estimant

5. Ne pas réussir à avancer dans la vie

(chaque item est détaillé sur le site inscrit ci-bas)

Que faire si on est émotionnellement intoxiqué ?

Se désintoxiquer, ça prend du temps. Et, comme quand on a bu trop d’alcool, il faut passer par une phase de gueule de bois.

La gueule de bois émotionnelle comprend la culpabilité, la colère permanente, la difficulté à trouver le sommeil, la tristesse, etc.

Ne vous inquiétez pas, car en identifiant vos comportement et vos émotions, vous entrez déjà dans le processus de guérison.

Sachant cela, vous pourrez alors arrêter de «boire les émotions négatives», et commencer le processus de nettoyage émotionnel qui vous fait tant défaut. Les symptômes disparaîtront alors, et vos sens redeviendront fidèles à la réalité.

Source: http://nospensees.fr/5-comportements-indiquent-etes-lemprise-de-lintoxication-emotionnelle/

 

Enfants sous contrôles, adultes fragilisés

Fotolia enfant arbre

Les parents trop contrôlants croient souvent protéger leurs enfants de l’influence (néfaste) de leurs pairs. Pourtant, une étude américaine, publiée dans Child Development, montre qu’un tel comportement est contreproductif pour le développement des habiletés sociales de l’enfant, notamment sa capacité à gérer et régler les désaccords.

Lit pas fait, devoirs non terminés ou abus de sortie entre amis… Les adolescents ont besoin de règles, vous en conviendrez. Néanmoins, la façon dont les parents exigent le respect de ces limites influence les futures aptitudes sociales de leur progéniture, disent dans leur étude des psychologues de l’Université de Virginie.

À partir d’entrevues menées auprès de 184 adolescents de 13 ans, les chercheurs ont pu déterminer quelles sont les tactiques employées par les parents pour garder leurs enfants « sous contrôle ». Par exemple, culpabiliser son enfant pour le manipuler ou s’en désintéresser s’il n’est pas du même avis sur un sujet.

Les auteurs de l’étude ont poussé l’observation des comportements encore plus loin. Ils ont suivi ces enfants à 18 ans et à 21 ans et se sont intéressés à leurs interactions avec leurs camarades ou ami(e)s de cœur. Comment allaient-ils gérer une différence d’opinion avec un ami?

Parmi ces jeunes adultes, ceux qui avaient eu les parents les plus contrôlants montraient plus de difficulté à exprimer avec confiance leur point de vue à leurs amis et à l’argumenter. Et les effets de cette inaptitude s’amplifient avec l’âge, ont constaté les chercheurs.

En résumé, plus les parents exercent de contrôle psychologique sur leurs enfants, moins ces derniers sont susceptibles d’exprimer leurs propres opinions, et par la bande d’acquérir leur indépendance. Évidemment, les psychologues ne peuvent pas définir quel serait un niveau de contrôle psychologique acceptable!

Entrer en résistance?

Bien que les parents aient besoin de fixer des limites, ce genre de tactiques de domination est à proscrire. Expliquez plutôt les raisons derrière les règles fixées ou tournez les désaccords en sujets de conversation. Deux techniques bien plus efficaces pour préparer les jeunes à faire face à de futures disputes. Ce n’est pas moi qui le dis, mais une flopée d’études.

De précédentes recherches ont même montré que les adolescents qui avaient de la difficulté à exprimer leurs opinions lors de différends étaient plus à risque d’employer à l’âge adulte des méthodes violentes pour faire valoir leur point. Ils sont aussi plus sujets à souffrir de dépression ou de solitude.

Source: Child Development, The Cascading Development of Autonomy and Relatedness From Adolescence to Adulthood (octobre 2014)

Les marques que laisse « l’éducation toxique » dans notre cerveau

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Des mères toxiques, des pères autoritaires… Des styles éducatifs qui, loin de favoriser l’épanouissement personnel, l’autonomie et l’établissement d’un lien sain avec l’enfant, le détruisent dans la plupart des cas.

Nous pourrions parler de plusieurs types d’éducation, de la transmission des valeurs, etc…

Même si l’on sait que personne ne vient au monde en sachant comment élever un enfant et le rendre heureux, tout progéniteur est conscient que la base de tout cela, c’est l’amour.

Toutefois, le problème réside principalement dans la façon dont les gens perçoivent le mot «amour.» Aimer un enfant signifie-t-il le protéger du mal et l’enfermer pour toujours dans une bulle ?

Est-ce qu’aimer un enfant, c’est sanctionner tout ce qu’il fait, dit ou choisit afin qu’il suive le chemin que l’on considère acceptable pour lui ?

Et que peut-on dire des mères toxiques qui manipulent et tissent leur toile étroites afin de satisfaire leurs propres désirs et d’empêcher l’enfant de sortir de sa zone de confort?

Sans aucun doute, nous savons tous identifier ces styles d’éducation toxique.

Les expériences de l’enfance sont des marques imprimées dans notre cerveau, des fissures d’incompréhension, des abîmes d’insécurité et des souvenirs parfois chargés de haine qui détermineront une grande partie de notre vie d’adulte.

Parlons ici de cette éducation nocive et de la manière dont elle se reflète dans le cerveau des enfants.

Source: http://nospensees.com/marques-laisse-leducation-toxique-cerveau/

TDAH versus l’enfant difficile….

« Le pédopsychiatre m’a recadré vite fait »

Au début, Marc était persuadé que Marie étaithyperactive : « Je suis allé sur le web et j’y ai trouvé le questionnaire de Conners, qui sert à diagnostiquer les troubles de déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité [TDAH, ndlr]. Je suis arrivé avec mon petit diagnostic chez le pédopsychiatre, qui m’a recadré vite fait. Non, Marie ne souffrait pas de TDAH ! Nous avons entamé une psychothérapie en famille, et les choses se sont considérablement calmées et adoucies à la maison, même si ce n’est pas encore ça. » À chaque époque ses troubles, reconnaissent les psychiatres et les psychanalystes, fatigués de voir des parents qui leur donnent des verdicts catégoriques sur leur progéniture. « Ils remplissent des QCM sur Internet et arrivent en consultation en m’assénant : “Voilà, mon fils est hyperactif”, raconte la pédopsychiatre Marie-France Le Heuzey, auteure de L’enfant hyperactif (Odile Jacob, 2003). Alors que c’est rarement le cas : l’enfant peut être opposant, dyslexique, ou souffrir d’une pathologie plus lourde, comme l’autisme. » D’après cette spécialiste de l’hyperactivité, les cas de TDAH sont en fait peu nombreux, puisqu’ils ne concernent que 5 % des enfants scolarisés en école élémentaire, ce qui représente en moyenne un enfant par classe.

Cela dit, la « vague » d’autodiagnostics d’hyperactivité serait en net recul, selon Marika Bergès-Bounes, qui en a vu d’autres : « Je suis arrivée à l’hôpital Sainte-Anne en 1972. À l’époque, les hyperactifs s’appelaient des enfants instables, et le tableau clinique décrit n’était pas le même puisqu’il insistait sur l’agitation motrice. Il y avait beaucoup d’enfants diagnostiqués instables dans ces années-là. Puis a surgi le terme d’hyperactivité, et l’aspect moteur a progressivement disparu pour se focaliser sur les troubles de la concentration et de l’angoisse. Aujourd’hui, la définition s’est tellement élargie que nous retrouvons classés dans cette “catégorie” des enfants qui souffrent également de problèmes d’apprentissage. Donc, jusqu’en 2008, beaucoup de parents sont arrivés avec ce diagnostic de TDAH. Auparavant, dans les années 1980, nous avions aussi eu droit à la vague des surdoués. Le raisonnement parental était le suivant : “Mon enfant n’arrive pas à s’adapter à la classe, la maîtresse ne le comprend pas, il est donc surdoué !” Dans les années 1990, c’était plutôt la mode des enfants “dys” (dyslexiques, dysorthographiques, dyspraxiques). Toutes ces vagues ainsi que l’“épidémie” hyperactive sont en chute libre. Je vois aujourd’hui des enfants qui font des crises, des enfants colériques qui s’opposent à l’autorité parentale. Et ça, ce n’est pas une construction mentale. Mais, pour qu’un enfant accepte l’autorité, il faut que ses parents aient les mêmes exigences. Sinon, il joue sa carte “perso” pour qu’on s’occupe de lui. Or, souvent, et notamment quand il y a divorce ou séparation, la limite posée par l’un n’est pas la même que celle de l’autre. L’enfant profite alors de cette marge et prend place dans cet écart. En revanche, si les deux adultes sont d’accord, par exemple sur le fait qu’il doit bien travailler en classe ou qu’il n’est pas question de critiquer son enseignant devant lui, cela va faire autorité pour lui. »

« Les parents devraient se donner le droit d’imposer »

Sur cette question compliquée, les spécialistes rappellent toujours aux parents, pour leur donner du courage, que les enfants difficiles ont besoin de cadre et de limites. Dans l’entretien accordé à Psychologies.com, Claude Halmos souligne également la nécessité pour les parents de se sentir légitimes. Ce qui est plus compliqué qu’auparavant à cause de la place accordée à l’enfant, explique Isabelle Roskam : « Au début du XXe siècle, l’enfant avait une place d’enfant dans la famille : on ne lui demandait pas son avis sur l’école qu’il allait fréquenter, sur l’heure du souper ni sur ce qu’il allait y avoir dans son assiette. La hiérarchie était clairement établie. Mais il occupe désormais une place centrale. Résultat, beaucoup de parents ne se sentent pas autorisés à prendre des décisions sans lui avoir demandé son avis, clairement expliqué le pourquoi du comment. Ils ne se donnent pas le droit d’imposer. Ils devraient ! Il y a des choses qui n’ont pas besoin d’être expliquées : respecter l’intégrité des autres en ne tapant pas ne se justifie pas. »

Et puis se pose parfois une question encore plus aiguë : celle de la dégradation du milieu dans lequel certains enfants évoluent et grandissent. Lors de ses consultations, Marie-France Le Heuzey a pu constater que « dans beaucoup de cas, ils ne souffrent pas de TDAH mais sont atteints de troubles oppositionnels. J’exerce depuis 1976 et j’ai malheureusement l’impression qu’il y a de plus en plus d’enfants violents, agressifs. Ils vivent dans des environnements insupportables : sans père ou sans mère, dans la précarité, la violence. Plus j’avance vers ma retraite, plus je trouve cela triste, parce que la réponse n’est certainement pas psychiatrique ». Dans un environnement difficile, difficile d’être un enfant facile.

(source: http://www.psychologies.com/Famille/Education/Autorite-Transmission/Articles-et-Dossiers/Existe-t-il-des-enfants-difficiles/3-Le-pedopsychiatre-m-a-recadre-vite-fait)

 

7 HABITUDES DE PERSONNES À L’INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE ÉLEVÉE

Apprendre à son enfant à reconnaître les émotions

Lorsque vous réfléchissez au développement de votre enfant, où concentrez-vous vos efforts ? Êtes-vous impatient de le voir progresser dans l’apprentissage de la propreté ? L’apprentissage de la lecture ? Des mathématiques ? En tant que parents, nous avons tendance à être obnubilés par la réussite de nos enfants, par leur capacité à maîtriser des compétences facilement mesurables telles que les aptitudes à la vie quotidienne et les résultats scolaires.

La vice-présidente du service de consultation chez Focus Famille Canada, Wendy Kittlitz, recommande aux parents de ne surtout pas détourner leur attention de leur priorité numéro un : le développement émotionnel de leur enfant.

 

« Les parents ont besoin de donner la parole à leurs enfants pour bien les préparer à affronter la vie. Pour ce faire, ils doivent les aider à identifier leurs émotions, à bien les gérer et à exprimer leurs besoins d’une façon saine, respectueuse et directe », affirme Wendy Kittlitz.

Un enfant qui n’est pas préparé à affronter le quotidien risque de devenir un adulte aussi émotionnel que Peter Pan – un être qui recourt à des comportements enfantins tels que la bouderie, le pleurnichage et les crises de colère pour influencer les autres. S’il n’est pas outillé, il aura du mal à gérer des émotions intenses, qui malheureusement, peuvent facilement devenir destructrices. Dans son livre, The Five Love Languages of Children, Gary Chapman prévient les parents :

« Cela vous surprendra peut-être, mais le premier danger guettant votre enfant est sa propre colère. S’il ne parvient pas à se contrôler, cela l’endommagera ou le détruira. Son incapacité à contrôler sa colère sera la raison de tous ses problèmes présents et futurs, des résultats scolaires déplorables aux mauvaises relations. »

L’enjeu est tel que les parents doivent s’investir s’ils souhaitent aider leurs enfants à bien gérer leurs émotions. Le problème est que bien souvent, nous n’avons aucune idée de comment nous y prendre. Nous connaissons, bien sûr, le résultat final : un jeune adulte ayant une bonne maîtrise de lui-même et étant capable d’exprimer ses sentiments et ses besoins avec respect. Un être capable de gérer sa colère, de pardonner, de faire des compromis et de résoudre des conflits. Toutefois, dans le moment présent, nous nous demandons comment faire pour aider nos enfants à développer cette maturité émotionnelle « à la mesure de la stature du Christ ». (Éphésiens 4.13)

Wendy Kittlitz tente d’aider les parents à démythifier la marche à suivre quant à l’éducation de leurs enfants. Tout d’abord, elle recommande aux parents de se concentrer sur la conscience de soi de leurs enfants tout en respectant leurs émotions. « Votre objectif premier est d’aider vos enfants à être capables de s’arrêter et de s’interroger, et ce, même lorsqu’ils sont en proie à des émotions intenses. Demandez-leur de se poser deux questions : « qu’est-ce que je ressens ? » et « de quoi ai-je besoin ? », affirme-t-elle.

Dans cet article, nous nous concentrerons sur quelques stratégies que vous pourrez utiliser pour aider votre enfant à être à l’écoute de ses émotions et à répondre à la première question « qu’est-ce que je ressens ? ». Mais d’abord, revoyons quelques principes fondamentaux.

(source: http://www.focusfamille.ca/index.php?option=com_content&view=article&id=879:les-premiers-pas-vers-la-maitrise-de-soi-aidez-votre-enfant-a-identifier-ses-emotions&catid=54:age-scolaire&Itemid=220)