Mieux consommer pour mieux vivre

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Signe des temps ?  La Presse, qu’on ne peut pas vraiment qualifier d’organe de la gauche, a publié une série d’articles où la croissance économique est remise en question.

Tout d’abord, avec La croissance, un modèle qui arrive à ses limites, Hélène Baril donne la parole à Yves-Marie Abraham et Éric Pineault, deux auteurs et professeurs qui soulignent que notre modèle économique actuel est insoutenable.  Ceux-ci répètent qu’une croissance infinie dans notre monde fini est impossible, une constatation si évidente qu’on ne comprend pas qu’elle échappe encore aux dirigeants d’entreprises et à ceux qui nous gouvernent.

Dans ce premier et ce second textes, les journalistes Isabelle Massé et Sylvain Larocque présentent ensuite des entrepreneurs qui ont choisi de ne pas rechercher la croissance à tout prix.  Selon l’un d’eux, l’obsession de la « création de valeur » mène bien des entreprises à leur perte.  « Passé un certain seuil où c’est stable et que les affaires vont bien, pourquoi vouloir grossir à tout prix? » dit un autre.

Finalement, dans Moins consommer pour mieux vivre, on suggère de ralentir, réduire, simplifier. Isabelle Ducas a interrogé Diane Gariépy et Jocelyne Béïque, deux adeptes de longue date de la simplicité et de la décroissance.

Stressés, épuisés, coincés financièrement, toujours pressés, insatisfaits de la qualité de leurs relations avec les autres, de plus en plus de citoyens cherchent d’autres façons de vivre.

« Beaucoup de gens ne se reconnaissent pas dans les valeurs dominantes de la société, dit Diane Gariépy. On sent qu’il y a un regain d’intérêt envers d’autres modes de vie. Plusieurs se demandent quels besoins sont réellement essentiels, et si on peut y répondre autrement que par la consommation. »

De son côté, Jocelyne Béïque, membre de la coopérative de la Ferme Morgan, réfléchit aux façons d’appliquer les principes de la décroissance.  « …ce qui peut être difficile, c’est de passer de la théorie à la pratique. On avait une réflexion sur la décroissance, avec des membres du Mouvement québécois pour une décroissance conviviale, mais ce n’était pas évident de l’appliquer au quotidien. Pour réellement réduire sa consommation, il faut un projet collectif. Mais les gens sont très attachés à leur individualisme. »

Bien sûr, les pages économiques des grands quotidiens s’intéresseront encore aux succès des entrepreneurs, à la création de richesse, à la croissance du PIB.  Mais qu’on y aborde les thèmes de la décroissance et de la simplicité volontaire en les présentant comme des options possibles indique que celles-ci ne sont plus anecdotiques et constituent des tendances dont il faut désormais tenir compte.

Source: http://simplicitevolontaire.org/2015/02/02/moins-consommer-pour-mieux-vivre/

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