Livre à lire: Eloge du voyage à l’usage des autistes et de ceux qui ne le sont pas assez

Dans ce nouveau livre, Josef Schovanec – auteur du best-seller Je suis à l’Est – nous parle des voyages, qui font partie intégrante de sa vie et revêtent une importance particulière pour toutes les personnes autistes : ailleurs, elles se sentent enfin comme les autres. Un témoignage étonnant.

« Hier soir, à l’heure ou le soleil venait de se coucher derrière les monts du Caucase, ou la poignée de maisons de Nakalakari plongeait dans le silence des nuits encore plus éloquent que celui des jours, ou le ciel étoilé des lieux reculés dressait son décor, une amie m’a évoqué par SMS la foule du métro parisien. Contrastes. Ayant pourtant, ô combien de fois, personnellement enduré l’épreuve, je ne parvenais tout simplement plus à la ressentir, à l’imaginer. Incapacité d’imaginer, dans le présent contexte culturel, ce que le métro parisien peut représenter. Trop loin, trop étrange, trop martien. Quand bien même on l’a pris des milliers de fois dans le passé de sa vie. Le voyage, mieux que nulle autre thérapie, rend obsolètes les traumatismes passés.
Vous vous sentez moche ? Peut-être faites vous même partie avec moi des gens peu favorisés par Dame Nature ? Peu importe. Ce qui passe ici pour un défaut pourra devenir une qualité ailleurs. »

Josef Schovanec

Autiste en France, Français au bout du monde : faut-il partir pour être soi ? De la jungle des villes de Taiwan aux zones tribales du Balouchestan, c’est cette expérience aux échos universels que nous fait partager Josef Schovanec dans ce témoignage à la fois sensible et plein d’humour. Une lecture qui est un voyage à elle seule.

Dites-moi ce que vous en pensez.

La majorité de l’autisme serait génétique?

Autisme : la majorité du risque serait génétique

Génétiques ? Environnementales ? Les origines de l’autisme sont encore mal connues. Une récente étude, publiée dans la revue Nature Genetics et menée par une équipe de chercheurs de la Mount Sinaï School (New York) avance que la susceptibilité à l’autisme est héréditaire.

C’est en tout cas ce que souligne le Pr Joseph D. Buxbaum, directeur du Seaver Autism Center et professeur de psychiatrie à l’École de médecine du Mont Sinaï. L’équipe du Mount Sinaï a travaillé en collaboration avec le Consortium menant l’étude PAGES (Population-Based Autism Genetics and Environment Study) pour mener cette analyse des variations de séquences d’ADN. L’objectif était de préciser la contribution et les interactions de la génétique et des autres facteurs environnementaux, dans le développement de la maladie.

Plus de 50% du risque d’autisme attribuable à des variations héréditaires

Menée sur près de 3 000 cas de trouble du spectre autistique (TSA) ainsi que sur des sujets non atteints, les chercheurs observent une grande partie des variants génétiques liés à la maladie, dans les deux groupes. Environ 52,4% du risque d’autisme est attribuable à des variations héréditaires à la fois communes et rares. Les mutations spontanées ne représentant que 2,6% du risque.

Les chercheurs l’expliquent clairement : il y a bien un risque familial sous-jacent. Des facteurs génétiques rares s’ajoutent aux facteurs fréquents et déclenchent la maladie chez un membre de la famille en particulier. On les appelle les mutations de novo, le gêne mute alors qu’aucun des parents ne le possède dans son patrimoine génétique.

L’impact sur le risque d’autisme de variations génétiques présentes chez la plupart des gens reste difficile à évaluer, expliquent les chercheurs, en raison des tailles limitées d’échantillons. Même si ces mutations spontanées ne représentent qu’une petite fraction du risque, elles constituent des indices importants pour la compréhension des fondements moléculaires de la maladie.

Source: http://www.topsante.com/medecine/psycho/autisme/prevenir/autisme-la-majorite-du-risque-serait-genetique-62399