Comment développer l’apprentissage par la visualisation créatrice

Autrefois, les enfants avaient un espace relationnel fait de conflits, de confrontation, de différenciation dans l’apprentissage des codes sociaux.  L’enfant vivait au sein d’une famille ayant plusieurs autres enfants. L’enfant apprenait davantage à s’affirmer et à créer des mécanismes de défense pour demeurer vivant au sein de cette belle famille. Son terrain de jeu était soit la maison, la rue, la cour, l’école ou même encore, les grandes superficies qui existaient à l’époque. Sa connaissance de soi, son identité , son identification en tant que personne étaient actualisées ainsi.

Aujourd’hui, l’enfant joue et apprend différemment. A la maison, il n’est plus confronté aux plaisirs de vivre avec plusieurs autres frères et sœurs, ni d’avoir le temps de partager, de parler, de discuter.  C’est à l’école, dans la cour de récréation et dans la classe que l’enfant est confronté au groupe.  C’est maintenant l’école, lieu d’enseignement, qui permet à l’enfant de trouver son identité, de s’affirmer, d’être vu, valorisé…Aujourd’hui, l’enfant est confronté à une nouvelle structure matérialiste, axée sur la productivité, la réussite, sur des modèles parentaux qui affectent son  développement affectif, social et professionnel. Les habiletés sociales n’étant pas bien développées durant l’enfance, ces enfants arrivent à l’adolescence avec des difficultés à gérer les relations , à régler leurs conflits, à être bien dans leur corps. Et les apprentissages deviennent difficiles, voire inutiles puisqu’ils ne comblent pas le manque qui s’est installé en eux.

COMMENT TRAVAILLER AVEC CES ENFANTS? Par la visualisation créatrice.

J’enseigne depuis très longtemps au privé auprès des enfants ayant des troubles d’apprentissage, de la dysphasie, de la dyslexie ou qui souffrent d’un trouble dans le spectre de l’autisme.  Ces enfants apprennent différemment , utilisant davantage le cerveau droit:  « le cerveau droit gère les images, il est synthétique, global. Il fonctionne non pas avec les codes mais avec les analogies, il est le lieu  du concret, du palpable, de l’action. Une personne « cerveau droit » utilise volontiers les comparaisons et les métaphores. C’est le lieu de l’intuition, de la créativité. L’approche est plus axée sur les ensembles: métaprogramme global, similitude.  » (source: http://www.jecommunique.com/cerveau_droit-cerveau_gauche.htm )

Pour les aider à apprendre en ayant du plaisir, pour solliciter leur attention, pour développer leurs compétences à comprendre le langage  *abstrait, les métaphores, les subtilités), etc. j’utilise la visualisation créatrice par le biais entre autre de la création de mandalas. Entre chaque tâche, l’enfant est amené à créer tout simplement, par le fait même , son cerveau devient réceptif aux apprentissages, son corps est moins tendu donc plus réceptif.  On peut également faire faire une visualisation créatrice à la toute fin d’une tâche ou d’une période. On invite l’enfant à se fermer les yeux et à trouver un symbole qui représente la nouvelle notion apprise.  Ce qui permet d’encoder la matière.

Voici une élève entrain de créer un mandalas tout en apprenant à calculer.  (article écrit par Ginette Savoie, le 17 janvier 2014.  Ginette Savoie enseigne au privé , est propriétaire de  l’entreprise Plaisirs d’apprendre et également mère de trois enfants ayant des besoins particuliers. www.ginettesavoie.com, (514) 208-4994)

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